Quoi ?! Travailler sur moi ? Mais je travaille déjà bien assez comme ça ! ;-)

(Cet article reprend des éléments de « ma vision du développement personnel » dans la section « Qui suis-je ? »).

Le développement personnel désigne un ensemble de méthodes, d’outils pour améliorer notre vie. Le développement personnel porte bien son nom : il nous aide à aller vers ce que nous souhaitons, à nous « développer personnellement ». A atteindre des objectifs, à agir sur nos pensées, à rester stable dans nos émotions, à passer des obstacles, à se sentir mieux, à se sentir bien, à s’épanouir, à s’accomplir.

Je vois quelquefois passer des posts sur les réseaux sociaux de gens qui ont une aversion pour le développement personnel. Ou qui accusent certains leaders en développement personnel de surfer sur un marché en évolution pour se faire de l’argent. C’est vrai que c’est « à la mode », c’est vrai qu’on peut lire un peu de tout (et de n’importe quoi), j’ai dévoré des livres et des livres de développement personnel depuis mon adolescence, sans forcément réussir à les intégrer dans ma vie, donc je peux comprendre le scepticisme de certains. Mais ce n’est pas parce que c’est « à la mode » qu’on doit forcément le détester. Ce n’est pas parce que c’est « à la mode » que ça ne vaut rien. Et puis, si c’est « à la mode », c’est sûrement parce qu’il y a une forte demande.

Je crois que de plus en plus de gens sont en quête de sens. En quête d’une vie meilleure, plus alignée avec leurs valeurs profondes. D’ailleurs, je ne le « crois » pas seulement, je l’ai remarqué autour de moi. Sauf que quand on est éduqué à reproduire les schémas parentaux/sociétaux/moraux, de « tu travailles bien à l’école pour apprendre un métier que tu feras toute ta vie et tu fonderas une famille » (oui, oui je simplifie et je fais de l’ironie) eh bien ce n’est pas facile de faire le choix de changer pour vivre une vie qui nous inspire réellement. Surtout que personne ne nous a donné les clefs, parce que beaucoup de monde travaille pour tout juste joindre les deux bouts et n’a même plus le temps de réfléchir à ce qu’il souhaite vraiment pour sa vie. Beaucoup de personnes sont heureuses ainsi et c’est très bien, mais certaines veulent autre chose. (Et c’est très bien aussi). Alors j’en viens au but de cet article :

Pour améliorer certains aspects de sa vie. Pour surmonter un évènement négatif, traumatisant. Pour atteindre des objectifs. Gagner plus d’argent. Se sentir plus léger. Plus confiant. Pour se connaitre mieux. Pour apprendre. Pour partager ensuite ce qu’on apprend. Pour donner du sens à ce que l’on fait, du sens à sa vie. Pour gérer son stress. Pour changer sa vision des choses. Pour réaliser ses rêves. Et j’en passe…

… Parce qu’en réalité, la liste est très longue. Mais il faut bien retenir que si on ne travaille pas sur soi, si on ne cherche pas à apprendre de nouvelles choses, c’est plus difficile de changer. Parce qu’on n’apprend pas ça à l’école, à réaliser ses rêves, à vivre la vie qui nous fait vraiment vibrer, kiffer. Et travailler sur soi n’est pas une obligation, c’est un choix.

J’ai entendu pas mal de leaders dire qu’investir sur soi est le meilleur investissement que l’on peut faire. Et c’est vrai. Parce que, forcément, si nous avons le désir d’avancer, donc d’apprendre sérieusement des méthodes, des astuces, de changer ses pensées et son regard pour améliorer sa vie, nous réussirons. Et nous serons plus à même de vivre la vie dont l’on rêve.

Le vouloir, tout d’abord. Le vouloir vraiment. Il faut en faire sa priorité première. Que le désir soit très fort. Il faut de l’ouverture d’esprit. Être prêt à s’engager sérieusement, à changer notre vision des choses. D’être prêt à s’adapter. D’être prêt à se remettre en question. Lorsqu’on travaille sur soi, il faut être honnête avec soi-même, ne pas avoir peur de déceler nos parts d’ombres, tout ce qu’on se cache, les mensonges qu’on se répète, les fausses excuses qu’on se trouve pour ne pas changer. Il faut être prêt à y consacrer du temps, de l’attention, de l’énergie et, quelquefois, de l’argent. Il ne faut pas avoir peur de galérer un peu, aussi. Parce qu’on ne change pas des années de conditionnements ou d’habitudes en deux jours…

Il faut de l’amour et de la bienveillance. Beaucoup de bienveillance envers soi. Du lâcher prise et de la patience. Il faut surtout garder à l’esprit pour quoi on le fait. Quelle est la (ou les) raison qui nous ont amené à vouloir travailler sur nous. Il faut être d’accord pour se faire épauler, si besoin. Parce que dans tous les cas, l’effort en vaut la chandelle (oui, je sais, ce n’est pas la bonne expression 🙂 )

La première fois où j’ai pris la décision de travailler sur moi (sérieusement, j’entends)

La première fois où j’ai décidé de vraiment travailler sur moi, de manière très sérieuse mais surtout avec un professionnel, c’était avec une psychothérapeute. Alors ce n’était pas du développement personnel mais de la thérapie. Cependant le but est le même : améliorer sa vie, mais surtout, dépasser un évènement dramatique et traumatique. D’ailleurs, c’est souvent le cas, on travaille sur soi parce qu’on a vécu quelque chose de vraiment pas cool et pour ne pas se noyer, on demande de l’aide. Quand tout va bien, ou à peu-près bien, on se contente de ce que l’on a, on peut même se dire qu’il y a pire, ou qu’on essaiera de réaliser ses rêves plus tard, de changer certaines choses plus tard mais il n’y a pas urgence…

A 25 ans, j’ai été maman pour la première fois. Mettre au monde ma fille a été incroyable. Magique. Merveilleux. Les premiers mois suivants sa naissance, j’étais dans mon petit cocon, complètement émerveillée par ce petit être que j’avais mis au monde, complètement centrée sur ce bébé que je couvais d’amour. Mais mon monde a volé en éclats bien vite. Je me suis prise une porte en pleine tête, et elle a fait drôlement mal. Quelques mois après la naissance de ma fille, ma soeur a mis fin à ses jours. Elle était déjà maman de deux petites filles et enceinte. J’étais très proche de ma soeur, de deux ans mon ainée. Nous avions eues une enfance difficile, faite de violences, de privations et de peur. Mais nous étions soudées. Nous habitions près l’une de l’autre. Le choc a été terrible. L’incompréhension, grande. Je n’ignorais pas que notre enfance l’avait marquée, j’avais eu à peu-près la même, alors j’étais bien placée pour le savoir même si elle a vécu des choses très difficiles à surmonter que moi, je n’avais pas vécues. Et outre tous les sentiments dévastateurs liés à la perte d’un proche ( j’aurais dû passer plus de temps avec ce proche, j’aurais dû lui dire que je tenais à lui, j’aurais dû, j’aurais dû, j’aurais dû…), je me sentais coupable. Coupable de ne pas l’avoir aidée plus, de ne pas l’avoir « sauvée », de ne pas l’avoir empêchée de mettre fin à ses jours. Alors au bout d’un moment, désemparée, j’ai décidé de faire une thérapie.

Ca n’a pas enlevé le manque immédiat, la tristesse, la colère, mais ça m’a beaucoup aidé. Ca n’a pas été facile pourtant, j’en ai versé, des larmes. J’ai eu plus d’une fois envie de stopper, trop épuisée autant moralement que psychologiquement. Mais sans cette thérapie, j’aurais passé beaucoup plus de temps à ruminer cet évènement tragique, à ruminer ma culpabilité, et je ne serais pas la même aujourd’hui. J’ai appris plein de choses très intéressantes. Sur moi, sur mes fausses croyances, et sur la vie. D’autant plus que j’avais commencé des études de psycho à l’université sans aller jusqu’au bout. J’ai même pensé à reprendre ces études, tellement j’ai compris le bien que l’on peut faire en exerçant ce métier. Et ma psy m’avait dit à un moment que je ferais une excellente thérapeute, moi aussi. Mais, d’un autre côté, je sentais que ce n’était pas exactement ça que je voulais faire. Il me manquait quelque chose. Et puis honnêtement, vu l’état dans lequel je me trouvais suite à la perte de ma soeur, voir des gens aussi triste tous les jours, non merci. Mon petit coeur d’empathe et d’hypersensible n’aurait pas réussi à gérer.

Donc voilà mon premier travail sur moi avec un professionnel. La première fois où j’ai décidé de « miser sur moi », avec les outils dont on disposait. Et malgré la difficulté, j’en garde un souvenir doux. (Peut-être aussi parce que ma psychothérapeute était un concentré de douceur ;-)) et ce n’est pas du développement personnel à proprement parler mais le but est le même : transformer mon plomb en or pour vivre mieux.

La deuxième fois où j’ai décidé de travailler sur moi

Alors que j’avais déjà bien réussi à réaliser des rêves, (travailler à mon compte dans un secteur qui me passionnait, écrire des livres et être publiée), j’ai appris que j’avais la maladie de lyme (piqure de tique). Je ne vais pas expliquer tout en détails ici, c’est possible que je parle un jour ou l’autre plus précisément de cette maladie sur mon blog, mais la maladie a pris de l’ampleur. J’ai vraiment été à plat, dépassée, démoralisée, voire déprimée. Au bout d’un moment, j’ai décidé de faire une grosse formation (David Laroche. Entrainé pour réussir) pour apprendre comment gérer tout ce que je vivais. Les émotions négatives, la colère, la peur, le stress, l’auto apitoiement, le ras le bol, le sentiment d’injustice, et j’en passe… Parce que la maladie de lyme m’handicapait vraiment. Elle me met des bâtons dans les roues. Et des sacrés bâtons. Et ça a été vraiment bénéfique. Cette formation m’a appris énormément de choses, mais également d’encore plus me concentrer sur moi, ou du moins sur ce que je souhaitais vraiment. Sur ce qui était essentiel, en virant tout le superflu, tout ce qui me demandait de l’énergie pour rien. Cette formation m’a permis de retrouver espoir, aussi. Cette formation m’a donné envie de continuer à me battre pour ce qui me tient vraiment à coeur, elle m’a aidée à être encore plus moi-même, et j’ai décidé que mes rêves seraient plus fort que ma maladie. Qu’elle ne gagnerait pas. Que c’est de cette manière que j’allais reprendre le dessus (et en continuant à me soigner, évidemment).

Je crois qu’il ne faut pas hésiter une seule seconde à chercher des techniques pour améliorer notre vie, des techniques pour dépasser des évènements traumatiques, des situations bloquées, de ne pas hésiter à miser sur nous, d’autant plus qu’on a la chance d’avoir plein de vidéos à dispositions sur Internet, plein de contenus gratuits, et que ce soit pour un tout petit truc qui nous dérange ou pour un évènement beaucoup plus difficile à gérer, ça vaut le coup. Et surtout c’est possible. Il n’y a pas d’âge pour changer, pas d’âge pour réaliser des rêves, pas d’âge pour, enfin, mettre de la légèreté dans son coeur et dans son mental.

Nous ne sommes pas obligés de subir. Bien sûr, il y a des choses qu’on ne peut éviter. La souffrance fait partie de la vie. Mais nous ne sommes pas obligés d’être stressés, angoissés, tristes, négatifs. Nous pouvons apprendre à mieux gérer nos émotions. Nous pouvons apprendre à vivre avec nos blessures, ne pas les laisser conditionner qui nous sommes. Nous pouvons apprendre à reprendre le pouvoir sur nous-même. Nous pouvons apprendre à devenir acteur de notre destinée. Nous pouvons réaliser nos rêves.

D’ailleurs, dans les livres que j’écris, ces livres dits « feel-good », (voir la section « mes livres ») mes héroïnes se rendent toujours compte de l’importance de réaliser leurs rêves. Je crois que c’est un des messages fort qu’il me tient de passer : Réalisez vos rêves, bordel ! (ah ah, je le dis avec plus de douceur, normalement). La vie est trop courte, trop agitée, trop imprévisible pour qu’on ne prenne pas le temps d’aller chercher au fond de soi ce à quoi on tient le plus et de le manifester dans la vie. Et surtout, surtout, il ne faut pas attendre de se prendre une porte en pleine tronche pour décider d’enfin penser à soi et aller vers ce qui est essentiel pour nous.

Dites-moi, sentez vous le besoin de changer des choses dans votre vie ? Aspirez vous à plus de bien-être, de sérénité ? La nécessité de passer des obstacles, de transcender des évènements négatifs ? Le faites-vous déjà ? De manière sérieuse ? Réalisez vous vos rêves ? N’hésitez pas à partager vos expériences, vos envies, vos victoires. Parce que partager ce qu’on a compris, appris peut aider les autres, les inspirer. Nous recherchons tous la même chose, non ? Etre heureux et vivre une vie qui nous donne le sourire…

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